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Un hiver qui avance


Dure semaine de fin d’automne en cette mi-décembre de l’Avent.

Des joies, la fin d’un deuil, mais aussi tant d’adversité…

Bref, je n’avais pas envie de continuer à écrire pour plein de raisons. Et puis…

« L’écriture est la maison qui me reste »…

J’en arrive à me citer moi-même, c’est vous dire si tout ceci me pousse à réfléchir.


C’est une forme de réquisitoire totalement inattendu auquel j’ai fait face.

Comment suis-je perçu ?

Comment la société des Gaulois dans laquelle je vis juge ma façon d’agir ?

Je ne pensais pas avoir tant d’importance que je puisse retenir l’attention de qui que ce soit là où je travaille, mais il faut croire que pour certains – et surtout pour certaines – c’était intolérable.

J’ai donc eu le bonheur de l’apprendre, anonymement bien sûr, par bruits de couloir interposés.

J’y ai appris des choses étonnantes à mes yeux et à mes oreilles de cette nouvelle société continentale qui n’a plus rien à voir que les apparences avec celle dans laquelle j’ai été éduqué il y a un demi-siècle. A en croire ce qui m’a été exprimé, « de nos jours » dévisager une dame est quasiment de l’ordre de l’offense. Lui sourire en disant « bonjour » relève presque de l’outrage.

Lui faire ou lui proposer un cadeau relèverait maintenant de ce qui au début du siècle dernier était de l’ordre de « l’attacar ».


« L’attacar », c’est cette offense traditionnelle qui consistait en Méditerranée en général, et en Corse en particulier, à toucher les vêtements ou les cheveux d’une femme. Je croyais que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le fait de ce contact avait cessé d’obliger à l’épouser ou à en mourir.

Apparemment, grâce à Dieu, on n’est plus obligé d’épouser sous peine de se faire occire par la famille de la dame. C’est toujours ça de pris. Mais en revanche un banal regard, ou pire, un simple mot gentil vous rend passible d’une condamnation morale sans appel à durée illimitée. Condamnation qui en outre ne vous est point notifiée, ce qui fait que vous l’ignorez sauf si – comme cela m’est arrivé – vous avez le bonheur de l’apprendre par une rumeur presque publique.


Ma position de rejet et de dégoût à l’égard de celles ou ceux qui posent la main sur une dame pour autre chose qu’une caresse ou une bise explicitement acceptées par l’intéressée, vous la connaissez. Si besoin je l’écris clairement ici. « Forcer la carte », que ce soit celle de la chance ou une autre, ce n’est pas mon style. Que certaines se l’imaginent c’est leur problème et pas le mien ; leurs fantasmes elles peuvent se les garder me concernant. Aucune femme n’est pour moi, un PQR (Voir en PS + bas).


Ceci étant, une fois le moment de surprise passé, j’ai pris la chose très au sérieux. La Gaule laïque chérit toujours la présomption d’innocence officiellement ; sauf que, comme le disait le regretté Mark TWAIN : « La vérité à la vie dure, mais un mensonge bien raconté est immortel ».

Je m’accorde donc le temps de la réflexion, et surtout de la vérification. Ce ne sont que des rumeurs, des mots rapportés. Même avec une confiance absolue en certaines personnes, je me dois de douter. J’ai donc mis mon indignation voire ma colère, dans ma poche et j’ai regardé un peu autour de moi.


Pure coïncidence ? Cette semaine même, dans les jours qui ont suivi, une dame me fait un cadeau. Cadeau non sollicité, mais qui m’est expliqué par la dame qui me le fait comme une forme de réponse logique (pour elle) à toutes les attentions simples que j’ai pour tout le monde, hommes ou femmes, de façon habituelle. Dire bonjour, sourire, ramener un petit cadeau aux uns ou aux autres quand j’ai le temps et les moyens pour y penser.

Les moyens, je ne les ai plus. Cela a donc simplifié le débat sur le point des cadeaux en cette fin d’année ; mais le sourire et le salut, matin et soir, cela ne coûte rien que la peine de le faire. Je dis la peine, car certaines et certains ne savent plus saluer ou répondre à un salut. Dommage pour eux et surtout pour leurs parents qui ont échoué à les élever.

Comme cela irrite certains dans mon entourage encore plus que moi, je présume que ça ne vient pas du savon, de mon dentifrice, de mon déodorant, ou de mon eau de toilette, mais bien d’un manque d’éducation.

Dans l’immédiat, tant qu’il m’en reste, je garde la même eau de toilette. Pour pallier aux problèmes d’haleine il y a eu les masques « anti-COVID »… et j’ai ajouté un désinfectant oral au dentifrice avec la brosse à dents au quotidien.

En prime, mon bureau s’orne maintenant de pastilles à la menthe et à la réglisse à l’usage quasi exclusif des visiteurs. Friandises emballées, importées d’Italie, offertes à volonté. Précisons à l’honneur des visiteurs que personne n’en abuse. Mais qui a envie de venir voir l’audit interne ? Excellente question sur laquelle je glisse, car je ne veux parler ici ni du travail ni de mon employeur.


Coïncidence toujours ? Dans les déplacements que je dois faire sur le patrimoine de mon employeur, une autre dame, plus âgée, bien plus démunie que notre personnel de bureau, m’offre elle aussi un cadeau cette semaine.

Modeste cadeau, à 0 Euro ou presque. Tout est « récupéré », « recyclé ». C’est très beau.


Tout est fait à la main, les bouts de bolduc effilochés, la couture de la pochette, et surtout la broderie de l’ange (oui c’est un ange, pas une danseuse de flamenco polonaise…) avec ses deux petites billes de bois tirées sans doute d’un collier ou bracelet cassé… Tout dans ce geste personnel est touchant.

Preuve matérielle que même « ceux qui n’ont rien », les « sans-dents » - pour reprendre ces formules abominables de certains présidents de la République – ont plus de générosité, de dignité et de reconnaissance que bien des « élus » et soi-disant « grands » de ce monde.

Cadeau sincère, pour un joyeux Noël ; qui est maintenant au pied de mon sapin, à domicile.

Cadeau qui fait suite au précédent, alors que ce sont des personnes qui n’ont aucun lien entre elles.


C’est un peu long, ma réflexion à ce sujet ; mais Marcel PROUST, qui est ma référence absolue en matière de madeleines et de longueur de phrases, en avait écrit bien plus que moi, « du côté de chez Swann », sur le sujet :

« Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir».


J’en sourirai volontiers si je n’avais assez récemment entendu une dame me dire qu’elle savait que j’étais là rien qu’à l’odeur de mon eau de toilette. Comme je le sais moi aussi à celle de son parfum…


Coïncidence encore ? Le soir même, en rentrant chez moi je croise une ancienne camarade de collège qui traverse la rue en sens inverse par rapport à moi, qui me reconnait, et m’envoie de la main un baiser public, auquel je réponds de la même manière. Il y a un demi-siècle depuis le collège, que nous nous connaissons tous les deux. Si ça c’est du harcèlement, nous avons un record de France. Mais au juste, qui, d’elle ou de moi, harcèlerait l’autre en ce cas ? Difficile à dire. C’est un peu comme vouloir savoir qui de la poule ou de l’œuf était là en premier.


Je ne parle que de dames ? Mais à l’instant, au loin, je vois paraître un de mes anciens agents sur le trottoir. Lui aussi je lui ai toujours dit bonjour en souriant. Que va-t-il faire ? Changer de trottoir ? Se coller un improbable portable à l’oreille pour simuler une conversation en me tournant le dos ?

Pas du tout. Avant 50 mètres, un large sourire éclaire son visage. Il s’arrête, me salue, m’explique qu’il n’aime pas plus les Marocains que les Portugais (il y a un match de foot prochainement paraît-il) et il prend de mes nouvelles le plus cordialement du monde en ce samedi après-midi.

Un doute me vient : Suis-je harcelé sans le savoir ? Dois-je m’offusquer ? Dois-je, puis-je, lui faire un procès pour qu’il cesse tant de familiarité ?

Non. Quand vous avez l’honneur et le bonheur d’avoir commandé de tels hommes, vous ne devez que vous arrêter, serrer la main tendue, et partager l’instant de conversation qui vous est offert.

Il ne me doit rien, je ne lui dois rien, et il me fait l’honneur de me reconnaître hors service dans la rue. Bravo. C’est tout et c’est tout simple. Il faut arrêter la paranoïa, les « me too », les « woke » et autres philosophies américaines d’occasion et d’invasion. Je suis content de l’avoir vu. Content de cet instant privilégié de dialogue qui n’est pas « social » mais personnel et vrai.


Coïncidence finale ? Rentrant chez moi, dans le jardin, c’est avec une de mes voisines que je connais depuis plus de trente ans que j’en parle. Nous avons le même âge, nous sommes de la même année. Elle me confirme qu’hélas, elle a « les mêmes au bureau » ; et de plus en plus de mal à supporter les sous-entendus, l’incompétence de certains qui se croient dirigeants et qui ne sont que profiteurs d’un système. Elle aussi cela fait plus de trente ans qu’on se voit quasiment au quotidien ou au moins chaque semaine. A chaque fois on se sourit et on se parle, plus ou moins longuement. Elle ne se sent pas « harcelée », juste appréciée pour elle-même et écoutée.

J’aime beaucoup ma voisine. Elle est franche sans être vulgaire, intelligente sans jamais pontifier, gentille sans être bébête… Et surtout elle a cette élégance du cœur sans laquelle je ne sais pas considérer une personne. Pourtant au fil des ans elle a fait bien pire que me sourire ou m’embrasser : Elle a fait mes courses quand j’étais tout seul et malade.

C’est grave, Docteur ?

Grave non ; mais bon, oui. Surtout quand j’avais une cheville arrachée ou un poumon perforé, ou la fameuse COVID-19. Je ne l’oublie pas, ce genre de service à un tel moment. Je ne me souviens plus du nom de la « vague » ou du « variant », mais d’elle et de ses attentions oui ; je me souviens.

Elle est inoubliable.


J’ai ce défaut, hérité sans doute de mes parents, de me souvenir. Souvenir de ma Foi. Souvenir de ma famille, des miens en premier, puis de mes proches, de mes rares vrais amis et amies. Souvenir collectif enfin de toutes celles et ceux qui sont passés avant nous tracer le droit sillon d’une lignée dans le champ de ce monde.


Contre vents et marées, dans le froid, la neige et la pluie ; jusqu’à la fin de leur temps, dans l’espérance de la résurrection. Souvenir vivant des leçons apprises que j’ai moi-même essayé de transmettre, et qu’en attendant la fin de ma vie terrestre j’applique, pour rester fier et digne d’eux.

Certains de ces souvenirs sont toujours plus vifs, plus poignants que d’autres. Souvenirs de malheurs ou de bonheurs. Malheur d’un deuil personnel qui se termine le jour même de l’Immaculée Conception, ou pour la société civile Corse de la « Fête de la Nation », cette semaine, par exemple.

Dans ces évocations parfois malheureuses et souvent contrastées un chant m’est revenu, un chant de chez moi ; certes nationaliste, mais pour a « Festa di a Nazione » pouvait–il en être autrement ?

J’espère que les logiciels de filtrage, de « protection », le laisseront passer et que vous pourrez l’écouter facilement, car je vais le partager avec vous.

Il y a longtemps, il était avec moi dans les Balkans, par -40°, dans le froid et la neige, loin de chez nous. Loin de chez moi. En un temps où j’avais une famille avec plus de parents.

Sinon, il se trouve ici, sur Internet : https://youtu.be/WUp0mI-YpBc


« Cuntrastu » c’est le contraste. « Dis-moi quand même ce qu’est la vraie richesse »… C’est dans le texte.Et je ne traduirai pas plus.

De toute façon les non-corsophones ne s’intéressent que rarement au texte. Ils seront juste surpris que ce ne soit ni de la guitare ni du Tino ROSSI, ni en français. Rien de grave.

C’est « Canta u populu Corsu », le groupe qui a créé ce chant. « Canta » n’aime pas les traductions. Pour l’anecdote les « traductions » de ce chant sur Internet sont catastrophiques. Déjà les paroles sont le plus souvent mal retranscrites.

Alors, quand vous demandez à un logiciel de Taïwan de traduire en Français de Paris un texte dans un Corse italianisé venu de Tataouine à la nage… C’est juste grotesque. Ridicule. Laissez tomber.


Les joies, je les garde pour moi, tout compte fait. Grandes ou petites, elles m’appartiennent.

Je les abrite, comme le ferait un château-fort du Moyen-Âge.

Aucun château n’est imprenable ; l’histoire du monde l’a amplement prouvé. Si ce n’est par la force, c’est par la ruse. La prise de Monaco (nuit du 8 au 9 janvier 1297) par François GRIMALDI ne s’est pas faite autrement. Même si l’histoire de Monaco ne saurait se résumer à cet épisode fameux.


Au fil des réflexions venues des bruits de couloir j’ai tout de même cherché un château dans lequel mettre symboliquement à l’abri ce qui est beau, ce qui est bien.

Avec tous ces gens, hommes et femmes, qui comme par un complot céleste sont venus cette semaine me guider dans mes pensées ; me prouver que la bonté, la sincérité, l’honnêteté, ne sont pas les qualités des imbéciles mais celles des meilleurs d’entre nous.

Attention.

La racaille est non seulement au pied des remparts mais au détour des couloirs.

Difficile de se déplacer sans armure, même dans le château, car un coup de poignard dans le dos n’est jamais à exclure.

J’ai trop souvent payé pour voir.

« …Je n’écris sincèrement qu’aux personnes que j’aime sincèrement.

Un so micca tantu…

Il n’y en a pas tant… ».


J’ai rassemblé quelques images de l’extérieur et de l’intérieur ; pour vous donner une idée de ce que symboliquement je sais et je veux défendre.


Vous pourriez chercher longtemps où se trouve Torrechiara, alors je vous le dis, c’est en Italie.



Ne poussez pas trop loin le jeu des symboles. Ce n’est qu’un jeu. Mais tant qu’à faire, qu’il soit beau.

Je crois que c’est le plus beau château d’Italie, dans son genre. Vraiment.

L’intérieur est encore supérieur à l’extérieur, évidemment.



Je crois avoir repris dans ce (long) billet de blog de 13 pages A4 imprimé tout ce que les nouveaux « Primats des Gaules » du « new age » peuvent me reprocher là où j’exerce mes modestes talents.

J’ai encore écrit en souriant, j’ai écrit longuement, j’ai écrit en disant du bien des gens que j’aime, et aussi de celles et ceux dont j’apprécie le travail même si « je ne suis pas leur chef de service ». Même si je ne le suis plus. Et j’écris publiquement, sans haine et sans crainte.

J’ai bien réfléchi avant de le faire.

Celles ou ceux qui ont peur de leur ombre, je les laisse trembler.


Je salue Alain DENEAULT, que j’ai relu et dont « La médiocratie » écrite en 2015 orne toujours ma bibliothèque. Il disait : « Les médiocres ont pris le pouvoir » et hélas, il était dans le vrai.

« Surtout aucune bonne idée, la déchiqueteuse en est pleine ».

Il disait aussi : « Il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser ».


Après tout ce que j’ai vécu, dans ma vie privée, ma vie publique civile et militaire, les « révolutionnaires en peau de lapin » qu’évoquait un ami Balanin assassiné ne m’effraient guère.

Au final nous ne faisons que passer. Les discours virils avec les grands coups de menton à l’appui ne m’impressionnent absolument pas. Pas plus que les « leaders » d’occasion fabriqués par de l’argent. Je ne fais que passer, comme les autres.


En passant, tiens, j’ai oublié de vous donner un fond musical pour la visite des salles et l’observation des plafonds du château de Torrechiara. Je vous prie de m’en excuser.

Comme « j’en pince pour » ce château, j’ai choisi un instrument à cordes pincées, le clavecin ; et un compositeur précis, Domenico SCARLATTI, sonate K141, en ligne là : https://youtu.be/1yyBP3t7g90

Je reviens pour conclure, avec ce qui a déclenché une partie de ma réaction.

« Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir».

Marcel PROUST (1871-1922). L’écrivain que Twitter ne peut jamais citer.


Voilà. Voilà…

L’hiver avance, l’Avent avec lui. La fiesta commerciale entre le mondial de football que je ne suis toujours et résolument pas, et la « course aux cadeaux » qui sans argent à y consacrer me concerne fort peu, bat son plein crescendo.

Je ne me retranche pas du monde, bien au contraire même sans budget je sors, autant que possible.

Je m’y gèle comme vous quand il pleut, ou dans la nuit, hier entre le cours Saleya et la place MASSENA, en regardant « les lumières de la ville ».


Je n’achète rien, j’apprécie simplement. Je cultive mes rêves.

Charlie CHAPLIN était un vrai génie.


Pardon maintenant aux amateurs d’info militaire et en particulier ceux qui suivent le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Je n’en parle pas beaucoup ici ce soir mais j’y reste très attentif.

Il faudrait être fou pour accorder plus d’importance à un sport collectif commercial qu’à un conflit qui peut dégénérer et s’étendre à tout moment.

Notez bien que la présence militaire française « aux « limes » de l’Europe occidentale » c’est simplement 1200 militaires en ce moment. En gros, un régiment avec sa logistique.

Savez-vous quelles sont les capacités d’un régiment sur un tel front ? Pensez-vous qu’avec UN seul régiment, ou même UN seul GTIA, on influe sur une offensive ?

Russe, par exemple ?

Regardez le patchwork, regardez-le bien, et après relisez les éléments de communication des armées françaises. Même pas besoin de la doctrine d’emploi. Votre bon sens devrait suffire. Je ne vous dis rigoureusement rien de plus. Finalement que je ne commente pas plus m’arrange.

« Morituri te salutant ».



Bises aux dames, salut aux messieurs,


Didier CODANI



A Nice, ce samedi 10 décembre 2022, en fin d’après-midi.


P.S. :

PQR = Plan Q Régulier. Aucune femme n’est, pour moi, un « PQR ».


Vous ne savez pas ce qu’est un Plan Q ?

Demandez à votre père, il sera content de savoir que vous n’en êtes pas (pas encore) là.


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