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Service National Universel

Cela pourrait être au départ un poisson d’avril, mais poison serait plus exact.

Je reviens un instant sur un sujet de société au travers de différentes initiatives, à Nice comme France entière :

C’est l’idée de consacrer en début de toute vie active, un temps au service de la Nation.

Nous ne ferons pas l'économie, à notre petit niveau, d'une discussion sur toutes ces initiatives.

Le premier débat, c'est celui que les bien-pensants nous imposent avec le Service National Universel.

Les termes ont été volontairement mal choisis rien que pour la dénomination.

On fait appel au vocabulaire militaire, aux rituels militaires, aux anciens militaires... Alors que rien n'est militaire!!!


En outre, il y a l'aspect "obligatoire" qui va arriver sur le tapis.

Enfin, qui devrait, ou devait (on ne sait trop encore, à l’instant où j’écris) vu l'ampleur du fiasco nettement perceptible.


Ce n'est pas la première fois qu'un "think tank" ou un "groupe de travail" décide d'en haut ce qui est bon pour la France. Ce n’est pas la première fois qu’il en résulte une grossière erreur d’appréciation.

Des gens qui ne sont élus par personne font valider leurs rêves par nos élus, au plus haut niveau.

Il va falloir éclaircir l'affaire.


A Nice, on décline avec "les cadets".

Tout le monde veut des "cadets": la Police, la Gendarmerie, la Défense en général, et les associations.

C'est comme les vidéoclubs. A un moment on croit que ça marche, et tout le monde veut ouvrir le sien.

Vous en voyez encore des vidéoclubs?

Attention à l'effet de mode.


Pour l'heure nous sommes dans le volontariat.

A mon humble avis, vus le "profil" des cadets à Nice, l'aspect militaire - qui officiellement n'est pas la finalité du SNU - prime.

Uniforme, ordre serré, commandements. Tout ceci plait à des jeunes qui trouvent là une porte d'entrée pour approcher les armées.


On ne fera pas des anciens combattants directement avec des jeunes sortis de l'école. Des étapes manquent.

Alors, l'idée d'en faire des porte-drapeaux amuse pour le moment certains. D'autres ça leur plait. D'autres enfin le refusent.


L'amusement n'est pas sain; c'est se moquer des rêves de ces adolescents.

Il ne faut jamais se moquer des rêves.


Au combat les rêves comptent autant sinon bien plus que la triste réalité des attentes, des camarades qui tombent, et de l'odeur de sang et de merde qui va avec.

On se bat ensemble, pour ceux de son équipe, de son groupe, de sa section.

Allons jusqu'à la compagnie, et au mieux, au régiment.

Les grands mots des politiciens civils en métropole, on se torche avec. Que ça leur plaise ou non.


Dans l'action, l'important c'est celui qui peut vous sauver la vie, et il est à côté de vous.

Souvenez-vous de ce film célèbre, "Le Président" avec Jean GABIN; dans la célèbre scène "de l'Assemblée Nationale":

"Monsieur CHALAMONT parle d’un million cinq cent mille morts; personnellement je ne pourrais en citer qu'une poignée. Tombés tout près de moi".

Jean GABIN, en quelques mots, rappelle dans cette « adresse » qu'il est ancien combattant, et qu'il a été au feu. Le vrai, celui qui tue.

Au combat, on va à l'essentiel.

Pour avoir eu et vu de mes yeux des camarades "tombés tout près de moi", je confirme la pertinence de la formule.

Et je confirme que les rêves, et l'esprit de corps, sont d'une importance fondamentale.


Ces cours de camping, l'internat forcé et le chant choral obligatoire, ne forgent nullement un esprit de corps.

Surtout, qu'à l'inverse, un rêve de gloire incite au dépassement de soi

L'obligation de servir, dans une société à la dérive, pour laquelle la seule valeur en France c'est l'Euro... ce sera dur à faire passer.

J'attends de voir.


Quant à la façon dont se forment les cadets à Nice, je crois que c'est une bonne approche, mais dans une finalité militaire.

On ne peut pas promettre implicitement tout au long d'une formation et ne rien donner à la fin. Même pour des volontaires.


Il y a là une réflexion que nous devrons faire, et qui est actuellement refusée, sur la préparation militaire qui existe. https://www.sengager.fr/preparations-militaires

Je dirai même LES préparations militaires.


Il y a là une réflexion à mener sur la baisse de niveau des réserves que la vision de ce SNU -en réalité civil- impliquera. Surtout si au final il n’est pas obligatoire.

Utilisant tous les clichés du monde militaire, le SNU n’en donne malheureusement pas une bonne image.


Dans les associations les plus impliquées au niveau patriotique nous avons l'obligation de suivre - au moins en apparence - la mode.

Nous travaillons en civil, pour des objectifs civils.

Objectifs qui ne tiennent qu'en militarisant la formation au maximum.

Avec le risque d'une énorme déception et démobilisation au final.


Oui, il y a une bonne optique en dotant ces cadets d'une tenue uniforme, en en faisant une "promotion", en les rattachant à un drapeau à porter…

Mais tout au long de cette formation, sont utilisés des rites, une sémantique, et des symboles militaires.


Cela tient, avec des volontaires.

Demain, avec des "djeuns" de la société civile qui sont drogués au téléphone portable, au Tik-Tok, à Instagram...

Vous croyez que ça va se passer comment?

Comme au collège où il faut poser son portable dans un bac en entrant dans la classe?

Je ne parle que de l'addiction au portable. C'est la plus bénigne. Mais maintenant tout le monde y est accroché.

Alors pour ceux qui préfèrent la poudre ou la résine...

Pour ceux qui ont de vraies addictions, la caserne sera trop dure.

C'était déjà le cas dans les années 90, nous le savons parfaitement.


Ne parlons pas du fait que nous avons une vraie guerre en Europe de l'Est.

Ne parlons pas du fait que cette guerre est une guerre par procuration.

Nous expédions nos armes mais pas nos hommes. Avec courage... "Jusqu'au dernier Ukrainien".


Si demain je vous propose de sauter derrière les lignes "pour la démocratie et la liberté" vous venez?

Qui vient?

Qui peut venir?

Qui veut venir?

Qui accepterait, dans nos jeunes, de recevoir simplement une formation pour sauter; pour se battre au péril de sa vie?


Pour faire briller des pin's ou des médailles "associatives" de pacotille sur le côté droit de la veste, là il y a du monde.

Et pour celles qui ne sont pas données par des amis dans un salon?

Pour les vraies croix que qu'on porte à gauche?

Il y en a qui auraient envie. Mais malheureusement pour eux, celles-là il faut les gagner.


Il y a surtout un prix, qui est celui du sang.

On leur en parle quand, de cela; du sang, de la mort et des blessures, aux glorieux enfants de la France éternelle?


De tout cela, le SNU ne parle pas.

Hors sujet.


On ne parle volontairement pas non plus de ce que les participants devront apporter à la Nation.

Car le véritable enjeu c’est la valeur ajoutée que tous ces jeunes – en supposant que ça marche – vont apporter à la Nation ; et pas ce qu’ils vont en retirer.

Le Service Militaire, le Service Civil des objecteurs de conscience, la Coopération… Tout apportait une plus-value du citoyen au service public.

Or de cela il n’en est plus guère question.


Nos jeunes ne se préoccupent-t-ils que de ce qui rapporte ?

En tous cas, ils parlent souvent de droits, et pas de devoirs.

Si notre pays reste une référence, dans le monde entier, c’est à ceux qui l’ont construit que nous le devons. En particulier aux services publics.


Ce n’est pas avec des « choufs » et des revendeurs de drogues que l’économie française se redressera.

Le commerce et l’industrie, même si ces entités sont guidées par l’argent et le profit, reposent sur une forme de discipline et de dépassement de soi, pour atteindre et dépasser des objectifs, et pas juste pour attendre la paie en fin de mois en esquivant toute vraie responsabilité.

Le sens de ces qualités et l’art de les mettre en œuvre, « l’art d’être chef », on peut l’acquérir à 20 ans. Des générations l’ont fait avant nous.



Le Service National Universel permet-il de donner à la nation ce nouveau souffle ?


Ce 29 mars 2023, alors même que j’avais la première mouture de ce billet de blog en projet, le chef de l’état prévoyait pour sa part que le caractère obligatoire du SNU ne soit « pas activé immédiatement ».

Quelle fumisterie… Quelle hypocrisie… Quelle « Universalité » ?

Un Service National... Optionnel !

Alors que des hommes et des femmes se sont mobilisés - à leurs frais - pour faire vivre ce projet…


J'arrête là pour ne pas écrire trop longuement sur ce sujet qui me semble à la croisée des chemins.

Je précise bien que je ne m’exprime qu’à titre totalement personnel, sans considération de grade, de titres, d’association, d’institutions ou d’Institut.

Cela n’engage rigoureusement que moi seul.


Je veux ajouter que lire au premier degré donnerait l’impression que je dénigre l’Education Nationale.

Certes, une partie des enseignants de la maternelle à l’université considère le patriotisme, le civisme, le respect des institutions et du drapeau français, comme une vaste blague.

Une partie seulement.

Un nombre au moins aussi important fait son travail avec sérieux et rigueur, pour permettre aux élèves – dans le chahut parfois - d’apprendre et de s’élever par l’effort personnel et le travail.

Ces enseignants-là ne sont pas tous ceux du « privé ». Le service public a dans ses rangs des gens solides et consciencieux. J’en ai croisé, j’en ai connus. Il y en a que j’ai mal considéré dans ma jeunesse, au lycée surtout, et je ne me suis rendu compte que plus tard de leur qualité.


C’est ma famille qui m’a appris à lire et à écrire, mais c’est une institutrice qui m’a encouragé à maintenir mes efforts, et c’est un professeur de lycée proche de la retraite qui m’a prouvé que l’on pouvait se passionner pour nos grands auteurs, parce que « ça vous servira plus tard ». A 6, 16 ou 17 ans « plus tard » c’est bien lointain. Quand on regarde dans le rétroviseur, on se rend compte que cet homme – qui aurait pu s’en moquer – aurait touché son traitement au même montant s’il avait fait moins attention à nous. Il était fonctionnaire d’Etat, payé au mois, et pas à la tâche ou au résultat.


Si je sais aligner trois mots ayant un sens c’est à ces agents de l’Éducation Nationale que je le dois, autant qu’à mes parents. Les uns ne vont pas sans les autres.

Quand je vois celles et ceux qui se dévouent, bénévolement, pour former des « cadets » de 16 et 17 ans, volontaires, je veux bien croire que les cadets de ce « SN » dont le U est en train de partir à l’a dérive ont quelque part de la chance.

Ils auront au moins appris ce qu’est un idéal, ce qu’est leur pays, ce que représente le drapeau.


« Ça leur servira plus tard ». En entreprise ou dans un service public.

Ils feront la différence par leurs qualités, leur rigueur, leur ponctualité, leur discipline, leur précision.


Tout le monde ne peut pas revendre ou consommer de la drogue en touchant le plus longtemps possible des allocations financées par le travail des autres.

Eux feront partie de ces « autres », ceux qui gagnent leur vie sans compromettre celle des plus fragiles ; et ce ne seront pas forcément des futurs policiers, magistrats ou militaires. Ils seront simplement des citoyens éduqués, quelles que soient leurs opinions politiques à venir.


Ce SNU se déballonne, par trouille devant les « branleurs » et autres délinquants en herbe, par peur des réactions stupides de parents qui n’ont pas été capable de remplir leur part dans l’éducation morale de leurs enfants, voire par peur de la rue, tout simplement.


C’est à la lâcheté politique de nos dirigeants actuels que nous devons la déroute qui s’annonce. Incapables de tenir un cap face aux financiers qui eux voient simplement les profits à court terme, comme d’habitude, comme le font tous les mauvais chefs d’entreprise que l’on retrouve un jour à la barre du Tribunal de Commerce, voire à la une des journaux pour leur faillite personnelle ou une banqueroute scandaleuse.


Je salue ici celles et ceux qui ont cru à ce projet de SNU et qui ont tenté de le faire vivre, pour ces jeunes, pour leur transmettre de vieilles valeurs qui les aideront « plus tard ».

Un ancien du CNEC, et un moniteur parachutiste de CPA, qui s'y sont investis avec cœur.

A Nice. Entre tant d'autres...


« Dulce et decourm est pro patria mori » c’est d’Horace (65 avant Jésus-Christ – 8 après Jésus-Christ) et c’est antique... Il y a plus de 2000 ans.

C’est aussi la devise d’une amie ; que je salue en passant.

Parfois, elle passe. بعدك على بالي Baadak ala bali… https://youtu.be/S4YRIV-Kxnk

"Elle est toujours dans mon esprit", cette devise.

 

En parlant de transmission, et sur un ton plus léger, je souhaite pour conclure en seconde partie de billet remercier ceux de mes camarades qui essaient de me caser leurs « ex ».


Ce n’est pas un service à leur rendre. Ni à elles. Ni à moi. Ni national, ni universel.

Ces dames, aux profils aussi intéressants que diversifiés, ne sont pas des déchets de tir, et...

je ne suis pas un réceptacle pour vos erreurs de pointage.


Je vous remercie collectivement pour votre sollicitude, qui vous permet aussi d’avoir bonne conscience: Le recyclage, comme le SNU, c'est à la mode. Le tri sélectif aussi.


En ce qui me concerne, surtout ces dernières années, je considère de plus en plus qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Ce qui est vrai pour un homme est aussi vrai pour une femme :

Mais où va-t-il chercher tout ça ?: https://www.marieclaire.fr/

Un bon article au féminin se trouve parfois là. Là où je ne vais quasiment jamais d’habitude.


J’ose espérer que vous appréciez mes efforts de recherche rien que pour vous.


Le coup du déchet de tir et du réceptacle, je ne l’ai pas trouvé dans Marie-Claire, je l’ai appris dans le Var, au 3e Régiment d’Artillerie de Marine, où j’ai eu un temps l’honneur de servir : https://www.defense.gouv.fr/terre/troupes-marine/3e-regiment-dartillerie-marine



Ne vous fatiguez pas pour moi à ce sujet.

Je vis très bien ma vie, et surtout, je la gère seul.

C’est pour ça qu’elle est aussi mal gérée, d’ailleurs.

Sans aucun doute.

Mais c’est ma vie.


A titre purement indicatif, je préfère à une top model de 30 ans (il en reste toujours) une dame plus âgée mais en qui j’ai confiance; à qui je puisse écrire « Tu es adorable » (même si en vérité on n’adore que Dieu) de temps en temps.


Oui, c’est vrai, c’est toujours agréable d’entrer dans un bar ou un restaurant avec à son bras la plus jolie femme de la salle.

C’est illusoire, superficiel, vaniteux, limite stupide. Je sais.


Le premier ennui c’est qu’il y en a toujours une de plus jolie; rien qu’à cause de l’âge, passé 50 ans.

Le second ennui c’est que la beauté physique n’a rigoureusement jamais garanti que la dame soit sexy, dans sa tête.

Enfin, les qualités fondamentales que sont l’intelligence et la bonté n’ont pas assez souvent cours, - je ne l'ai que trop souvent constaté - , auprès des jolies femmes sexy.


Dernier aléas, qui compte pour que toute relation soit vraiment intéressante, l’élégance.

Et je ne parle pas de l’élégance vestimentaire, pour laquelle un bon tailleur suffit. Je parle de l’élégance morale. Celle qui m’intéresse en priorité. Cela n'est jamais gagné...


Alors, je vous en prie mes bons amis, laissez tomber. Oubliez-moi.

Je fais mes choix tout seul. Je n’ai aucune garantie de réussite.

Je rate souvent, mais ça m’amuse.

:)


J’aime bien ne pas avoir à rentrer chez moi en devant dire : « Qu’est-ce qu’on mange » ?

Je n’ai pas l’obsession du nom sur la boite aux lettres, ou sur la plaque de parlophone.


Je me fiche du temps qui passe: Une femme, ce n’est ni un train ni un avion.

Il n’y a ni heure d’arrivée, ni heure de départ.

Elle arrive quand elle peut. Elle part quand elle veut. Par la fenêtre, une fois...


J’ai un soir entendu à Ajaccio une chanson Basque qui m’a touchée.

Elle se surnomme « Egoak » (Les ailes). En vérité "Txoria txori" (Petit oiseau): « Hegoak ebaki banizkio Neuria izango zen Ez zuen alde egingo


Bainan horrela Ez zen gehiago txoria izango.


Eta nik, xoria nuen maite Eta nik eta nik, xoria nuen maite ».


Je la chante fort mal, avec un accent Sartenais de Bassa Rocca.

Une horreur.

Néanmoins, j’en ai fait un signal d’appel, pour qui sait traduire les paroles.


Tout y est.

Tout y est dit.

"Plaudite, acta est fabula !"


Ne cherchez pas à comprendre inutilement.

C’est Albert CAMUS qui résume le mieux la situation :

"Je sais qu’il y a chez tout être une part de solitude que personne ne peut atteindre. C’est la part que je respecte le plus et quand il s’agit de toi, je n’ai jamais essayé d’y toucher ni de l’annexer. Mais dans tout le reste, je sais aussi qu’il n’est pas une de tes douleurs ou de tes joies que je ne puisse partager".

Albert Camus à Maria Casarès, 14 décembre 1949 (in "Correspondance 1944-1959").


Bises aux dames, celle qui sait me comprendre en premier,

Salut aux messieurs, ceux qui essaient de me trouver une femme en premier.

Bonne chance aux jeunes, dans ce monde de politicards irrécupérables.


Didier CODANI



A Nice, ce Premier avril 2023,


P.S. : ce n’est pas un poisson, au final, tout juste "un poulet".

Il se savoure, Madame, mais ne se mange pas…


Shadow on Concrete Wall
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