Commentaires avant de voter

Je préparais un mot pour vous concernant les élections législatives à Nice, là où je vote.

En cherchant des éléments je suis tombé sur un message d'une candidate dans une circonscription où je ne vote pas: Christelle D'INTORNI. Sa voiture a été dégradée la nuit dernière.

Je trouve tout simplement cela ignoble alors je commence par dire à quel point je réprouve le procédé. D'autant plus que cela aurait été précédé par une campagne diffamatoire.


Je ne renonce pas pour autant à vous partager en premier (avec sa permission, et je l'en remercie) un petit article de Stéphanie GASIGLIA, journaliste de Nice-Matin, sur la 3e circonscription où la campagne se passe de façon plus honorable.

Il n'y a pas besoin de 100 lignes pour décrire avec humour un programme électoral où l'on ne coupe pas les cheveux en quatre.

En réaction, un des électeurs de Philippe PRADAL que j'ai rencontré tout récemment m'a dit que lui, il allait voter PRADAL.

Car "PRADAL, c'est le chauve qui peut".

Il fallait oser.


C'est vrai qu'il peut, il a pu être maire de Nice à la place de Christian ESTROSI.

Il a même pu - et su - lui rendre les clefs de la Mairie ensuite.

Dans un milieu où (presque) tout le monde veut être "Calife à la place du Calife", vieille tradition orientale attestée de longue date par TABARY avec les éditions DARGAUD (1966), c'est tout de même méritoire et à signaler.


Certains osent même prétendre que dans les mérites éminents qui lui ont permis d'être nommé Chevalier de la légion d'Honneur, cette marque de fidélité à un ancien ministre niçois ne serait pas si étrangère à sa nomination.


Ce qui me conduit tout de même à vous écrire un mot (pas un bulletin de vote) sous forme de commentaires.


Celles et ceux qui me connaissent le savent, je suis déjà assez agacé de voir le prix que coûtent les isoloirs dans nos impôts.

Alors je ne vais pas - en prime - vous écrire publiquement pour qui je vais voter.

En revanche, j'irai bien voter; et je vous invite à faire de même.

Votez pour le candidat de votre choix, et votez blanc si aucun ne vous convient.

Libre à vous de suivre mon avis ou pas.


Cette année, le choix à faire m'ennuie; mais enfin dans la 3e circonscription nos "spin doctors" d'opérette sont enfin arrivés, à force de manipulations génétiques de l'ADN électoral, à rétablir un choix manichéen qui nous renvoie 40 ans en arrière à la belle époque "droite-gauche".


A gauche c'est facile.

Enfin, si on a oublié que la gauche niçoise n'existe quasiment pas on peut penser que c'est facile.

Je suis, ceci dit, obligé de reconnaître le gros travail de propagande par tractage des militants du chauve de gauche.

Je doute personnellement que cela suffise. Mais on a bien le droit de dire un mot aimable.


Après tout s'il prient ardemment tous les soirs la mémoire de Staline, Trotsky, Marchais, Mitterrand...

Ils obtiendront peut-être la béatification de Monsieur Mélenchon au regard des dogmes du Bolchévisme Marxiste-Léniniste à la sauce verte, et dimanche prochain sera "le petit matin du grand soir"...

La victoire de la faucille (pour les écologistes) du marteau (pour les communistes) et du piolet (pour Trotsky).

Comme ça dimanche soir ou lundi matin, je vous écrirai: "je vous l'avais bien dit".


En face, si l'excellent Philippe PRADAL (excellent ne veut pas dire grand chose, mais ça ne me coûte rien et ça sonne bien...) continue à gérer sa campagne sans excès... vu le nombre de plus de 70 ans qui vont voter, il garde toutes ses chances.

Je lui souhaite d'ailleurs bonne chance. Si ce n'est pour l'élection, ce sera pour après.

Quand on est élu avec la machine électorale d'un autre, faire valoir son point de vue est toujours difficile.


Je dois dire aussi que le Philippe que je connais n'est pas uniquement celui des professions de foi que j'ai lues.

C'est un camarade de faculté, il y a quoi? 40 ans déjà.

Sur un campus qui se nommait Schumann et pas encore Trottabas.


Un bon camarade qui travaillait dur.

On croit que c'est facile d'avoir une famille où on est expert-comptable... On croit l'avenir assuré... Mais là où moi et bien d'autres étudiants nous avions le droit de rater, de ne pas ramener 18, 19, ou 20/20 aux partiels puis à l'examen de fin d'année, la musique n'était pas la même pour lui qui était promis à "un bel avenir", comme on dit.

Et c'est bien d'être premier de la classe, mais ce n'est pas sans efforts, ce n'est pas sans travail. Ce n'est pas sans devoir travailler plus et mieux que les autres.


Je ne fais pas sa campagne électorale, je me suis présenté contre lui aux dernières élections municipales. Alors je ne suis pas lié comme il l'est au destin d'autres personnes.


Je reconnais simplement ses mérites. Ses mérites distingués, et ses mérites éminents.

Sa discrétion aussi, dans le bien qu'il a fait pour les plus démunis.

Avec les repas à 1 Euro du "Fourneau économique". Avec une paroisse de Nice. Avec l'Office Public de l'Habitat qu'il a présidé en son temps.


"Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit". Dans le monde où nous vivons, je ne crois plus en cette vieille maxime.

Sauf pour ceux qui savent rester dans l'ombre et aider, souvent la nuit, à donner ce minimum qui évite la mort de faim à celles et ceux qui sont littéralement et tristement "à la rue".


Oui je sais, ce n'est pas ce que vous lirez dans la propagande des conseillers politiques.

C'est simplement ce que j'en pense.

Sans donner la moindre consigne de vote.


Tant qu'on est dans les cuisines, je m'étonne presque que l'on ait pas trouvé de casseroles à lui attacher à la ceinture.

Mais il est vrai qu'il demandait une campagne digne, et que de ce côté là, pour ce que j'entends et lis, il ne s'est pas trop mal débrouillé.


Ce n'est pas vraiment le cas avec la façon dont "on" essaie visiblement de "neutraliser" Christelle D'INTORNI dans une autre circonscription, plus à l'Ouest de Nice que la 3e.


Je redis, j'écris, que ces procédés sont indignes.

La diffamation, l'intimidation, ne sont pas de belles méthodes pour emporter une élection.

Malheureusement, depuis la plus haute antiquité nous savons que cela existe. Aussi. Hélas.

Quintus CICERON l'évoque déjà dans les années 90. Pas les années 1990, mais bien 90 ans après Jésus-Christ, à Rome.

On ignore s'ils dégradaient les chars ou mutilaient les chevaux... et à l'époque il n'y avait pas d'automobiles.

Pour autant, ce qui est fait contre Christelle D'INTORNI est inadmissible.


Fait-elle si peur?

Brille-t'elle tant que l'on dérape?

Ces questions se posent, et doivent être posées au Ministère Public.


Je serai bien ennuyé, si je devais voter là où elle se présente, car je connais tout aussi bien son adversaire qu'elle-même, et je ne vois pas Marine BRENIER se prêter à une infamie.


J'ai connu Marine BRENIER... au bar d'un clos de boules, à Saint Roch, avec un jus d'orange (pour elle) à la main et une grande écoute des sociétaires du clos en question.

C'est fréquent chez les jeunes élus, cette écoute. Après, avec le temps, de plus vieux politiciens viennent officiellement les conseiller, et... ils brouillent l'écoute.

Mais je crois pour Marine BRENIER qu'elle est encore assez jeune pour avoir conservé sa droiture.


Christelle D'INTORNI, nous avons assez d'amis communs qui m'ont décrit ses qualités.

Depuis le lycée du Parc Impérial, que je connais bien pour y être passé.


Face à des élus bien plus imposants que le modeste mandat qui été le sien, elle a su défendre ses convictions sans se renier.

Elle aurait pu se faire élire à Nice depuis longtemps, elle a préféré une écharpe de Maire de village à un siège de conseillère ailleurs.


Je sais aussi que face aux injustices "politiciennes", même si sa vocation d'avocate l'y incite, elle a fait plus que défendre, elle a su tendre la main sans oublier des ami(e)s à qui elle aurait pu jouer l'indifférence ou l'oubli.

Elle n'est pas de ces élu(e)s à la mémoire sélective qui ne font attention qu'à celles ou ceux qui sont "bien en cour".

C'est devenu si rare, même si j'en connais d'autres, que je ne peux pas omettre de la saluer.


Pardon pour la longueur de ce billet de blog si "politique" et qui arrive bien tard.

A la vérité, je ne voulais dire que quelques mots.

La (trop) grande modestie d'un candidat, les pressions subies par une candidate...

Tout ceci m'a poussé "in extremis" à vous adresser mes commentaires.


Ce n'est que mon avis, et il souffre la contradiction.

Je suis bien jeune en ce domaine; à 60 ans je ne suis qu'au tiers de ma vie si j'en crois toutes les promesses de notre bon président de la République; et j'espère bien que demain on rasera gratis.

J'attends ce jour avec impatience.

Là où j'irai voter dimanche, Enzo GIUSTI et Philippe PRADAL attendent aussi, si j'en juge à leur barbe de bien des jours sur les affiches électorales.


Bises aux dames, une en particulier dont c'est l'anniversaire à 2.500 kilomètres de chez moi; de l'autre côté de la Méditerranée, à l'Orient compliqué.

Salut aux messieurs, dont un ancien camarade de fac, et pas que lui.


Didier CODANI


A Nice, ce 17 juin 2022



Shadow on Concrete Wall