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Bon Natale

Chères amies, chers amis et camarades,

Vous avez droit à une bonne et heureuse année.



En premier, l’année 2022 qui se termine dans les 48h00. Ensuite l’année 2023 qui va suivre, et nous en reparlerons plus tard : Aux premières heures de cette nuit du 1er janvier, en essayant de n’oublier personne, je vous écrirai ; et pas via un SMS collectif bidon du genre « Bonne année, bonne santé ».


Je vous écris. Oui, moi aussi je sais gérer une liste de destinataires, et utiliser des formules toutes faites ; mais autant que possible, pour vous qui me lisez et que je connais, je vais éviter.

Je veux écrire à la personne que vous êtes ; à celle ou celui que j’estime à sa juste valeur (j’espère).

Vous n’êtes pas un numéro de téléphone dans mon carnet d’adresses. Vous êtes bien plus.

 

Il y a vingt ans, Noël 2002. Sous quelques mètres de neige, et un peu de glace aussi.

J’étais chef de bataillon des Troupes de Marine, en OPEX dans les Balkans.

Je vivais au jour le jour.


La veillée de Noël, je l’ai passée en « faisant le mur » avec mon chef de l’époque, en civil, le pistolet d’ordonnance MAC 50 chargé glissé dans mon dos, un chargeur plein en rab dans la poche du jean.


Dans l’OTAN, là où j’étais, la messe Catholique ce n’était pas trop leur truc.

Pour la finale du super bowl américain on avait droit à une journée de « day off » pour tous les américains (USA) ; mais nous les OF4 / OF3 français (FRA), sortir la nuit pour aller à la messe, c’était compliqué…

Alors on avait, mon chef et moi, "réquisitionné" la Skoda « civile » pour s’éclipser - en civil - et aller sur une base aérienne française entendre la messe en français.


Ironie du sort, je ne m’entendais pas avec mon chef français, à l’époque. Ceci dit, sur ce coup, quand il m’a proposé de décamper avec lui pour aller fêter Noël entre français chez les français, je n’ai pas hésité une seule seconde à le suivre.

Quand j’y repense, c’est à partir de là que mon point de vue sur lui s’est nettement amélioré.

Comme quoi : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés… » Oui, ça marche.


Vingt ans plus tard on s’écrit toujours. Il est quelque part sur LinkedIn.

Il est aussi, toujours, dans les destinataires: Vieux Colo, et chic type. Je l'écris ici. J'y tiens.

 

Cette année, je suis « rendu à la vie civile » depuis longtemps ; et en mars dernier, la ministre des armées a fait de moi un officier supérieur honoraire, en me conférant à vie mon grade militaire.


Cette année 2022, c’est une année que j’ai voulu passer dans la vie associative au plus bas échelon. J’ai abandonné volontairement tout titre, toute fonction, pour vivre ce que vivent les « adhérents de base », et qui sont le plus souvent les plus sympathiques de mes camarades anciens parachutistes. Je pense cordialement à eux, depuis plus de 35 ans.


Je n’oublie pas qu’il faut impérativement « rajeunir les cadres » comme dans toute association, et je compte sur toutes les bonnes volontés pour y parvenir.

Je n’oublie rien de mon engagement dans la section de Nice dont j’étais le vice-président, dans l’Union Nationale des Parachutistes, depuis 1985.

 

Je suis solidaire de celles et ceux qui sont engagés activement dans notre défense et notre sécurité. Nos forces de la Gendarmerie et de la Police Nationale, mais aussi, encore et surtout, nos Armées de Terre, de Mer, de l’Air et de l’Espace, dont je veux rester proche.


Tout dernièrement, je l’ai fait en allant (au fond) rendre visite avec la conseillère municipale en charge des Armées à la Mairie de Nice, ma camarade de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale la colonelle (H) Marie-Christine FIX, et les cadets de l'Union Nationale des Combattants (UNC), au détachement du 11e Régiment d’Artillerie de Marine ; dans le cantonnement de sa 3e batterie, unité élémentaire actuellement en poste sur Nice.

N’oublions pas qu’une guerre terroriste existe et perdure sur notre territoire, et que plus que jamais « les associations patriotiques » sont un lien vivant avec nos armées qu’il faut maintenir et revitaliser. Les parachutistes, les légionnaires, les combattants, y sont en pointe.

 

N’oublions pas aussi qu’un conflit de haute intensité existe et persiste, aux frontières Est de l’Europe, entre la Russie et l’Ukraine. Une guerre qui tue et détruit. Elle nous coûte et nous coûtera très cher.


N.B : Je ne soutiens pas l’agression de l’Ukraine par la Russie.

Je tiens à être très clair sur ce point. Même si je sais parfaitement que cette escalade militaire de haute intensité dite en Russie « opération militaire spéciale » fait suite à des années et des années de dures exactions subies par les populations russophones, maltraitées dans l’Est de l’Ukraine.

J’en reparlerai ; plus tard et ailleurs, en souhaitant que la paix revienne dans l’Europe de 2023.

 

J’arrête là pour la vie associative, civile et militaire, en 2022.


Cette année 2022, aura aussi été longuement pour moi une année de deuil. Une année où le silence s’est fait, là où depuis des dizaines d’années j’avais un dialogue et un soutien moral. Sans oublier le vide d’une maison où « il n’y a plus un chat » aux sens propres et figurés de l’expression.


De ce côté-là c’est en train de changer. Le matin de Noël, j’ai reçu de la visite...

Un nouvel animal.

Ce n’est pas une panthère noire. C’est « juste » un Chartreux. Ce n’est pas non plus un résident à domicile, c’est simplement un visiteur ; mais c’est un visiteur devenu maintenant régulier, et qui entre quand la fenêtre est ouverte. Quand on offre, quand on ouvre sa porte, on a parfois de cruelles déconvenues. Nous le savons tous parfaitement…

Mais quand la porte est fermée, on n’a aussi qu’une certitude: La certitude de rester seul. J'ai ouvert cette fenêtre. Ce n'est pas la première fois. On verra bien ce que ça donnera.

 

Pour sourire en parlant de portes ouvertes, je n’ai pas suivi la coupe du monde de football cette année, mais j’ai appris qu’il y avait distribution de valises pour dire du bien du Qatar.

S’il y a des valises de billets qui n’ont pas encore trouvé preneur, je me ferai une joie d’aider les émissaires de l’Émirat qui n’auraient pas réussi à placer leurs prospectus publicitaires à l’effigie de l’honorable Salmon CHASE. Et les caser dans un coffre plus discrètement qu’une présentatrice de télévision grecque.


Fin de ma pause. Le devoir m'appelle, et je suis payé pour travailler, même cette semaine.

Je voulais juste prendre le temps de ces quelques lignes avec vous et pour vous.


Bises aux dames, en particulier celles à qui je n’écris plus ; et salut aux messieurs.


Bonne fin d’année à toutes et à tous.


Didier CODANI



A Nice, ce 29 janvier 2022, en pause-déjeuner.



P.S.: Mes propos concernant des activités militaires qui remontent à plus de 20 ans en arrière n'engagent (comme ceux qui datent des dernières heures) simplement que moi.

Ni l'OTAN, ni la SFOR, ni la KFOR, ni les armées françaises ou le Ministère des Armées.

Pas non plus l'Union Nationale des Parachutistes, association déclarée d'utilité publique.


Quant au billet de 10.000 dollars, il a toujours une valeur mais il n'est plus en circulation.

Il a été retiré de la circulation le 14 juillet 1969.

Il n'était pas très pratique quand la ménagère américaine avait à faire les courses (sauf entre 1928 et 1934, date de sa dernière émission) et je l'ai un peu modifié pour vous éviter la tentation de l'imprimer. L'image est volontairement fausse par rapport à l'original.

Il y a toujours des farceurs... Pas de blagues, SVP.

D'ailleurs votre imprimante devrait normalement refuser de vous l'imprimer. Normalement...

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