Une bouteille à la mer

C'est un simple message sur Twitter cet après-midi.

Une bouteille virtuelle jetée dans l'océan d'Internet.

Un appel au secours, d'une voix éteinte à force de crier.

Il y a bien entendu des milliers de messages de ce genre à tout instant sur "la toile".

Des messages anonymes, des messages d'inconnus.

Celui-là, il n'était pas anonyme, il était aussi écrit en Français.


Vous souvenez-vous du Liban?

Ce pays francophone, et aussi Chrétien Catholique Maronite.

Le dernier ou presque du Moyen-Orient où subsiste une presse libre, en français, et où les Chrétiens ne sont pas "tolérés" mais présents dans la vie politique jusqu'à la tête de l'état.

Du moins ce qu'il en reste, tant le Liban est ruiné par les factions, les guerres, les milices.

Par une ruine organisée, dont le point d'orgue semble avoir été l'explosion en août 2020 du port de Beyrouth sa capitale, alors que ce n'est probablement que la partie visible du désastre, qui a continué et continue encore - à moindre bruit - jusque ce jour.



On oublie très vite qu'il n'y a pas que la guerre en Ukraine qui tue.

On oublie les autres guerres et les autres "territoires occupés".

On oublie... Le Liban.

Pourtant, on ne le devrait pas.



Je relaie cet appel au secours.

Pour les malades du cancer, mais pas qu'eux, les autres aussi.


Un billet de blog, c'est une goutte d'eau informatique, pour répondre à une bouteille à la mer à peine sortie des flux d'Internet. On pourrait en rire.


Ce n'est pourtant pas drôle.

Alors, si vous avez un instant, et si vous le voulez bien, faites ce que ce message - par pure décence - n'ose pas vous demander:

Un don.


Un don direct aux institutions médicales sur place, à la Croix-Rouge Libanaise par exemple.

Via https://supportlrc.app/ il est possible de donner, même peu. Ce sera toujours mieux que rien.

A Paris, c'est possible via Meds for Lebanon, par exemple: https://www.medsforlebanon.com/


Est-ce que je donne, moi, pour le Liban?

Oui, je l'ai fait, via la Croix-Rouge.

Je continue aussi en soutenant un vieux journal magnifique, "L'Orient-Le Jour" que j'aime lire et auquel je me suis abonné. Un abonnement de soutien.


Et puis, que faire de mon coté pour vous remercier d'avoir pris un peu de votre temps pour vous pencher sur le Liban? Même, et surtout, si vous n'en êtes pas originaire?

Peu de choses, peut-être; mais au moins un peu de musique à écouter, pour l'ambiance:

"Watani" interprété par Tania KASSIS.

Merci pour avoir suivi ce modeste relais, improvisé, d'un appel au secours que je ne voulais pas laisser passer dans une indifférence mondiale et mondaine.

Par humanité. Par humanisme. Ce soir, pour un pays encore en difficulté: Le Liban.


L'humanité n'est pas un mot: C'est vous, c'est moi, c'est nous. Tous ensemble.


Didier CODANI

A Nice, ce mercredi 29 mars 2022.


Shadow on Concrete Wall