La campagne sur les marchés


La campagne électorale est là, sur les marchés.

Elle est à nouveau lancée, ça avait failli nous manquer.

Après le sauveur des vieux (à Nice), et le meilleur ami des jeunes (à l’Élysée), nous avons maintenant un peu de choix pour les régionales (territoriales, en Corse).


Les imprimeurs retrouvent un sourire presque aussi éclatant que sur les photos de leurs clients. La quadrichromie et le papier glacé reviennent dans notre quotidien.

Quasiment un an sans théâtre, sans cinéma, sans Guignol... la vie devenait triste.


Heureusement, les élections en France c'est une tradition tenace. Pas question d'interdire cette belle pratique qui permet aux politiciens professionnels de passer un jour ou deux sur les marchés et dans les rues au contact réel de la population priée de les élire.


C'est aussi l'un des seuls moments de l'année où l'on a le droit de parler de profession de Foi. A tout autre moment, la pruderie républicaine vous regarde avec suspicion.


A Nice, place De GAULLE (Libération) les candidats faisaient le plein sur le marché.

Avec une amie, je faisais pareil, vu que deux demis ça fait un plein.


Ne voyez ni offense ni mépris dans ma petite photo d'illustration. C'est arrivé par hasard, et ça nous a fait rire.

D'ailleurs, Thierry MARIANI en région Provence-Alpes-Côte d'Azur c'est loin d'être le pire.

Il y a bien pire.


Comment voulez vous considérer avec sérieux un ancien ministre qui recevait en grande pompe avec force démonstrations d'amitié un François FILLON et qui maintenant invite à déjeuner ou à diner comme de vieux amis des premiers ministres (qu'ils soient ou non en exercice) qui participent à une majorité qui l'a véritablement assassiné politiquement?

Sérieusement... C'est se moquer des gens.


Ces "professionnels de la politique", qui prétendent vous exclure au moindre mot personnel dans le débat public ne sont que des opportunistes, dont l'engagement n'est plus politique - au sens noble du terme - mais professionnel et financier. Ils se battent pour garder leur fauteuil, voire leur strapontin. Rien de plus. De vous, comme de moi, ils s'en moquent bien.


Alors on en rigole, comme ceux bien plus sympathiques avec lesquels j'ai fait campagne l'an dernier, tel Thibault DELHEZ et son flamboyant "On t'attend Palhassou" dont l'image n'est pas passée inaperçue sur Facebook.



Mais nous ne sommes plus là dans "les professionnels", on est revenu sur des passionnés, ceux qui se battent encore pour des causes auxquelles ils croient, quelle qu'en soit la couleur.


Autre exemple, et autre couleur avec Jean-Christophe PICARD qui tracte au Sud de la statue du général De GAULLE.

Par curiosité, je lui demande: "Combien tu paies pour qu'on vote pour toi?"

Sauf que Jean-Christophe PICARD et moi on se connait. A l'époque où Nice avait une vie culturelle, on se rencontrait parfois dans le foyer du Théâtre de l'eau vive pour applaudir les mêmes pièces. Et il a été président d'ANTICOR, dont j'étais (et je suis toujours) adhérent.

On se connait assez pour que non seulement, il ne se vexe pas, mais qu'en plus il se mette à rire. Devant un entourage militant de "tracteurs" interloqués, qui finissent par réaliser que... Oui, c'est de la provocation. Cordialement.

En campagne il ne faut pas juste savoir argumenter, il faut savoir rire.


Cette campagne, cette année, je ne serais pas en lice. "Résistons!" ne présente pas de candidats dans le Sud-Est de la France. Nous ne sommes donc pas suspects, avec Jean LASSALLE, d'une démarche intéressée.


Si j'avais à faire campagne, c'est contre ceux qui visent la réélection "à tout prix".

Ceux qui s'allieraient au monde entier, pour avoir un mandat de plus sans souci des gens.

Mandat électoral, et chèque si possible.


Mais je ne fais pas que campagne contre ces gens qui font venir des amis en train pour les faire repartir par avion le lendemain.


Je le fais pour ceux qui ont à cœur l'égalité des territoires, pour ceux qui ne se contentent pas de relayer une parole descendue de Paris, pour ceux qui veulent une économie solidaire, sans compromissions.


Je le fais en souriant.

Sans oublier, à l'attention de certains adversaires, une vieille chanson de Jean-Pax MEFRET au titre prometteur: "Les démagos".


Bonne fin de semaine, bon dimanche.


Didier


Shadow on Concrete Wall